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Les gens vivant sur les territoires de Henvic et de Carantec ont vécu pendant des siècles, des conditions de vie assez proches de celle des insulaires. La presqu'île est en effet bordée par les eaux de la Penzé, à l'ouest, et par celles de la rivière de Morlaix à l'est. Le réseau de communications quant à lui, était surtout composé de chemins entretenus jusqu'à la Révolution, selon le droit féodal. Les chemins les plus importants reliaient Carantec à Morlaix, l'un passant par Henvic, puis par Taulé, et l'autre par le Frout, puis également par Taulé. Ce n'est qu'au 20ème siècle, avec l'apparition de l'automobile, que les routes ont permis de désenclaver cette région. | |||||||||||
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| On comprend donc l'importance que représentait, depuis les temps les plus reculés, la traversée de la Penzé, qui permettait de raccourcir le trajet vers St Pol de Léon. Pour franchir la Penzé, il fallait se rendre entre la chapelle Sainte Marguerite, en Henvic, et celle de Saint Yves, en Saint Pol de Léon, pour emprunter un bac. C'était le "Passage de la Corde", qui s'appelait encore, jusque vers 1700, le "Passage aux Bufs". Ce bac était payant, et c'étaient les seigneurs de Lezireur qui percevaient les droits de passage. Nombreux furent les pèlerins du "Tro Breiz" qui empruntèrent ce bac. |
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| La cérémonie d'inauguration est fixé au dimanche 30, en présence du représentant du gouvernement, du Préfet, du sous-Préfet et des autorités locales accueillies à la gare de Saint Pol avec tout le faste requis par un tel événement. Sur le pont barré d'un ruban tricolore et qui disparaît sous les feuillages et les guirlandes tressées par les fillettes des écoles, Mademoiselle Marzin, du Passage de la Corde, présente les ciseaux sur un coussin de velours. Le ruban coupé, le clergé bénit le pont souhaité depuis de si nombreuses années. |
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| . C'est ensuite l'accueil à Henvic, l'arrivée à Carantec ou repas soigné est servi dans le garage Merret débarrassé de ses véhicules et artistiquement décoré pour la circonstance. Le mardi 2 novembre les premières charretées d'artichauts arrivent sans encombre à St Pol, Place de l'évêché. Et le vieux bac qui, à son époque, avait représenté un progrès, dort pour toujours sous son linceul de vase. Et ainsi se termina la carrière du père Adrien (Hérec) qui remplit "pendant quarante ans l'ingrat et dur métier de passeur que, d'une rive à l'autre, chacun aime et respecte". | |||||||||